Fantasmes d’origine, délires d’écritures
Dans le prolongement de La Face cachée de Flaubert, consacré à un auteur dont la posture d’impersonnalité a longtemps fait figure de modèle, Patrick Mathieu s’attache ici à une figure autrement problématique : Louis-Ferdinand Céline. Si ses prises de position politiques et ses pamphlets antisémites ont durablement marqué sa réception, ils ont également contribué à faire émerger, dès les années 1970, les premières lectures psychanalytiques d’une œuvre où la biographie ne peut être tenue à l’écart.
À rebours des approches purement stylistiques ou exclusivement idéologiques, cet ouvrage propose une lecture critique et psychogénétique de l’œuvre célinienne, attentive à la façon dont l’écriture s’élabore à partir d’un foyer de conflits, de symptômes et de fantasmes. En replaçant l’invention formelle de Céline dans le contexte de sa vie, de ses troubles et de ses ambivalences, Patrick Mathieu explore ce que dissimule – ou révèle – l’une des mutations les plus radicales de la prose romanesque française au XXe siècle.
Patrick Mathieu est Maître de Conférences HDR à l’Université de Mayotte, membre du Centre interdisciplinaire d’étude des littératures d’Aix-Marseille.






